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Réunion avec l’Ambassadeur Adjoint de l’Inde à Brasilia

1. Réunion à l’Ambassade

Panneau routier de l'ambassade de l'Inde, dans le secteur des ambassades de Brasilia

Panneau routier de l’ambassade de l’Inde, dans le secteur des ambassades de Brasilia

Le 23/09/2023 à 16 heures, nous avons eu la chance et l’honneur de rencontrer S.E. l’ambassadeur adjoint de l’Inde à Brasilia, M. B.C. Pradhan, pendant une rencontre qui a duré 1 heure et 45 minutes, à l’ Ambassade de l’Inde à Brasilia.

Il avait à juste titre accepté notre proposition de réunion, et il l’avait même fait rapidement (moins de 12 heures après que nous la lui ayons envoyée).

Entrée de l'ambassade de l'Inde à Brasilia

Entrée de l’ambassade de l’Inde à Brasilia

Au début, la rencontre a été un peu difficile pour nous car un peu intimidante, mais avec un dialogue verbal et sur place, nous pouvons toujours réussir à ‘briser la glace’ et créer une vraie connexion.
Donc, petit à petit, la discussion est devenue plus précise, plus sympathique et plus utile.

L’Inde est un pays très important, non seulement parce qu’il est en passe de devenir le plus peuplé du monde, mais aussi parce que l’Inde a une culture de résistance ferme mais non violente (Mahatma GandhiJawaharlal Nehru…), et de tolérance et d’ouverture, dont cette réunion était un exemple.

Ce pays est également cher au cœur de ceux qui ont eu la chance de découvrir leur « léger » autisme grâce au film indien « Mon nom est Khan« .

Plaques de l'ambassade de l'Inde à Brasilia

Plaques de l’ambassade de l’Inde à Brasilia

Entre autres, M. B.C. Pradhan a proposé de faciliter la communication avec les autorités compétentes en Inde, ce qui était l’objectif principal de notre initiative.

En effet, lorsque nous contactons les autorités de divers pays depuis le Brésil, et en tant qu’organisation de personnes autistes, il semble qu’en général ils n’y prêtent vraiment pas attention, probablement parce que cela doit leur sembler quelque chose « d’un autre monde ».
C’est pourquoi nous devons pouvoir parler oralement et en face à face, et c’est exactement pour cela que les ambassades sont faites.

A la fin de la réunion, nous avons beaucoup apprécié les efforts de l’ambassadeur adjoint pour améliorer la prise de photos, en changeant de lieu plusieurs fois et en répétant les prises de vue au moins 19 fois, quelque chose qu’on n’aurait pas osé demander, mais qui correspondait parfaitement à nos souhaits.

Son Excellence l'Ambassadeur adjoint de l'Inde à Brasilia, tenant le drapeau de l'Autistan à l'ambassade de l'Inde. (Sur la gauche, le fondateur de l'Organisation Diplomatique de l'Autistan (qui ne souhaite pas être exposé publiquement), et à droite, son assistant.)

Son Excellence l’Ambassadeur adjoint de l’Inde à Brasilia, tenant le drapeau de l’Autistan à l’ambassade de l’Inde. (Sur la gauche, le fondateur de l’Organisation Diplomatique de l’Autistan (qui ne souhaite pas être exposé publiquement), et à droite, son assistant.)

Ce n’est qu’un premier contact, mais c’est très encourageant.
Cela montre que des gens sérieux nous prennent au sérieux, en faisant l’effort de nous parler, ce qui leur permet de vérifier si ce que nous disons est réaliste ou non.

Nous avons rédigé un bref rapport sur la réunion, et M. B.C.. Pradhan nous a écrit pour nous dire qu’il l’avait trouvé « vraiment fascinant ».

Carte de visite de S.E.. l'ambassadeur adjoint. (L'emblème de l'Inde est flou ici, pour éviter de faciliter les projets d'éventuels contrefacteurs).

Carte de visite de S.E.. l’ambassadeur adjoint. (L’emblème de l’Inde est flou ici, pour éviter de faciliter les projets d’éventuels contrefacteurs).

Note: Avant cette rencontre, nous avons imprimé, nous avons lu et annoté les différents textes officiels (lois et autres) concernant le handicap et l’autisme en Inde.
Il y a beaucoup à dire à ce sujet, et nous y reviendrons plus tard, une fois que nous aurons établi une connexion avec les autorités de la capitale indienne.
En attendant, nous publierons des liens vers ces textes dans la section « L’autisme en Inde » (actuellement en construction).


2. Notre bref rapport sur la réunion

Voici notre texte:

Le 23/10/2023, nous avons eu l’honneur et la chance d’être reçus par M.. B.C. Pradhan, Vice-ambassadeur de l’Inde au Brésil.

Il a été très gentil, prévenant, disponible, patient, ouvert et attentif.

Les principaux points de la réunion:

A- De la part de notre Organisation

A1- Tout d’abord, il est essentiel de comprendre la différence entre « l’autisme » et « les troubles ou troubles caractérisant l’autisme », sans quoi il est difficile, voire impossible, de parler de l’autisme sans se perdre dans des confusions et des paradoxes absurdes, ce qui malheureusement arrive presque tout le temps.

A2- L’importance cruciale de la notion de l’accessibilité pour les personnes autistes, malheureusement mal comprise ou ignorée.

A3- La notion de ce que nous appelons « atteintes socio-générées (ou perturbations) socio-générées) » (sensorielles, mentales ou autres).

A4- Le fait que l’autisme puisse être comparé, dans notre vision, à une sorte d’autoprotection de l’harmonie naturelle, et l’importance centrale de la notion d’harmonie et de cohérence dans la compréhension de l’autisme et dans la réduction de ces atteintes et donc de la souffrance.

A5- La citation du philosophe indien Jiddu Krishnamurti, qui pourrait presque résumer notre démarche: « Ce n’est pas un signe de [bonne] santé (mentale) d’être [bien] adapté à une société profondément malade« .

A6- Les qualités de l’autisme (et quelques exemples de réalisations dans notre Ambassade).

A7- Les mesures à prendre pour garantir l’accessibilité aux personnes autistes ne sont pas extravagantes, et ne nuisent pas aux personnes non autistes: au contraire, elles leur sont bénéfiques, en commençant par les plus vulnérables, comme les personnes âgées.
Il s’agit simplement de corriger les erreurs, les excès et les absurdités du « système normal », qui nuisent à tout le monde.

A8- Quand on « silencie » simplement les personnes autistes (Par exemple, en cas de crise, qui sont inévitables compte tenu du manque d’accessibilité et donc de l’omniprésence des « atteintes (ou perturbations) socio-générées) »), sans chercher à comprendre les causes sous-jacentes, c’est comme éteindre les lumières ou les sirènes d’un système d’alarme sans rechercher la source sous-jacente.
En effet, nous (les autistes) sommes très, très sensibles aux problèmes, aux erreurs et aux absurdités, etc., donc nous sommes comme « révélateurs » ou des systèmes d’alerte précoce utiles à la société pour se corriger, et on voit hélas chaque jour un peu plus combien cela est nécessaire (la destruction et le mal empirent, créés par un « système perdu »).

A9- Il est essentiel de ne pas aborder « l’autisme » avec une « approche défectologique », mais sans nier l’existence des « troubles » (cf. distinction fondamentale à faire entre les deux, voir A1).
Exemples avec des anecdotes du Kazakhstan, en particulier le succès fulgurant avec le jeune Tima (preuves vidéo sur Autistan.kz).

A10- S’il ne fallait retenir qu’un mot sur l’autisme, ce serait « essayer » ou « expérimenter » (autant de choses différentes et nouvelles que possible).
Et c’est précisément ce que M. Pradhan a fait avec nous, ce qui est très apprécié, étant donné que l’autisme et notre projet ne relèvent pas vraiment des attributions de son Ambassade.
D’autre part, il faut comprendre que de toute façon il n’y a rien de prévu pour les autistes (en dehors des défectologiques et « formatantes » choses) dans une société « prévue par elle-même pour elle-même », il n’y a pas d’espace, aucune possibilité, nous devons donc essayer différentes choses, plus ou moins au hasard, nous devons frapper à toutes sortes de portes, pour tenter de faire progresser l’approche positive de l’autisme, ce qui est absolument nécessaire.

A11- Il est possible pour notre Organisation de fournir des informations vraiment utiles, même sans forcément être immatriculé administrativement dans tel ou tel pays (avec exemples à l’appui, tel que la lettre de M.. Shekhar Saxena, le directeur de la santé mentale de l’OMS à l’époque – qui est aussi un Indien, d’ailleurs).

A12- L’objectif principal de notre Organisation est de dialoguer avec les autorités publiques des pays, leur proposer des informations pour les aider à mieux comprendre l’autisme, et ainsi réduire les malentendus et la confusion, ce qui contribue à son tour à améliorer les politiques publiques.

A13- Nous pouvons également contribuer à réduire les conflits avec les associations locales ou nationales.

A14- Grâce à des échanges en face-à-face ici à Brasilia, les ambassades peuvent aider à établir des liens avec les autorités publiques de leur pays concernées par l’autisme.
En effet, quand on les contacte nous-mêmes de loin, elles répondent très rarement car c’est sans doute trop abstrait / lointain / inhabituel pour eux (autrement dit, le « lien humain » est manquant).

A15- Pour un pays aussi grand que l’Inde, la pertinence de l’idée d’un service spécial pour exploiter les analyses de personnes très douées (dont certaines personnes autistes) pour résoudre des problèmes vraiment sérieux et délicats. Avec 1 milliards d’habitants, il doit être possible de trouver suffisamment de « super-cerveaux ».

B- Les principaux points de l’Ambassadeur Adjoint

B1- Il nous conseille de contacter CEBRI, un groupe de réflexion sur les relations internationales, dans la perspective du G20, dont la présidence sera assurée par le Brésil, et qui commence bientôt.
Le CEBRI est effectivement basé à Rio de Janeiro.
Cela semble être un conseil très utile, et nous allons faire de notre mieux pour approcher cette organisation et essayer de la convaincre de la pertinence de nos informations et, si possible, de notre participation.
C’est un bon exemple de l’utilité de parler aux ambassades, parce que sans ça, nous n’aurions pas eu cette idée.
(Modification de 10/12/2023 : Le CEBRI semble plutôt orienté vers l’économie, et nous avons regardé toutes leurs publications, mais elles ne contenaient que le mot ‘social’ une fois, et seulement dans le titre.
D’autre part, ces conseils nous ont permis de connaître Concept C20, qui n’est pas à propos des ‘Groupes de réflexion’ (T20) mais à propos de la société civile, y compris la question des minorités et du handicap.
Nous essayons donc d’obtenir des réponses de diverses personnes et organisations pour essayer de participer.)

B2- Il propose de faciliter les contacts avec les institutions publiques compétentes en Inde si nous visitons le pays, ce qui semble impossible pour le moment faute de moyens, mais nous supposons que cette disposition peut également être utile lors d’une tentative de dialogue à distance.

B3- Dans les discussions relatives aux choses naturelles, spirituelles et apaisantes, nous avons mentionné le « Mantra Gayatri » , et il a parlé de diverses choses dont notamment « Iskand »(?) (à étudier).

B4- Après avoir écouté avec intérêt les explications d’Eric L. à propos du film indien « Mon nom est Khan » (qu’il connaît, ce qui aide beaucoup), à propos de la formidable révélation (de l’autisme) rendue possible par ce film, et sur les tentatives pour laisser un mot à l’acteur Sha Rukh Khan lors d’une visite à Mumbai, M. Pradhan propose très gentiment d’intervenir afin que nous puissions le rencontrer lors d’une visite en Inde. Cette proposition très intéressante pourrait probablement être utilisée pour une lettre (avec une réponse). A explorer.

B5- Enfin, compte tenu de nos difficultés à obtenir un rendez-vous avec le Secrétariat national aux droits des personnes handicapées du Brésil, et étant donné la date de notre première lettre à eux (22 jours plus tôt), il suggère de leur envoyer un rappel respectueux.
Nous en avons profité pour mentionner les problèmes d’incommunicabilité avec des administrations facilement offensées., surtout en France, ce qui amène à des considérations importantes sur la notion d’humilité et « mettre les égos au second plan », des qualités très présentes au Brésil, mais aussi en Inde, clairement.
(En parlant d’humilité, M Pradhan est même allé jusqu’à nous remercier par écrit « pour avoir utilisé notre temps précieux » pour lui, alors qu’en fait c’était tout le contraire!
Une belle leçon de diplomatie, dont il faudra se souvenir).

B6- Il conclut en disant combien il a apprécié la discussion, et pour avoir appris de nouvelles choses.

C- Conclusion

M. B.C. Pradhan a écouté attentivement et il a pris tout le temps nécessaire (deux choses qui sont vraiment indispensables pour être accessible aux personnes autistes).

De plus, son bureau était totalement « accessible aux autistes » puisque la température était parfaite (sans aucune demande de notre part) et car tout était propre et bien rangé (ce qui est logique dans une ambassade).
En plus de ça, à la fin, il a lui-même proposé quelque chose qu’on n’aurait pas osé demander: prendre des photos avec lui (et avec notre drapeau). Encore mieux, il a lui-même demandé au photographe de répéter les photos, plusieurs fois, pour améliorer certains détails. C’est une autre chose importante pour nous, mais quelque chose qu’on ne demande pas habituellement car on sait que ça va irriter au bout de deux ou trois fois.
Il convient également de noter que tout le personnel, y compris au portail extérieur, était extrêmement sympathique et gentil.
Pour résumer, nous avons eu l’impression (déjà ressentie en voyageant dans ce pays) que l’Inde est un pays particulièrement amical, sans « L’arrogance occidentale », serein, tolérant, « multicolore » et – en fin de compte – plutôt accueillant pour les personnes autistes.
 
Néanmoins, il y a beaucoup de problèmes, notamment en raison de l’approche défectologique de l’autisme et des confusions qui en résultent.
Il y a donc beaucoup à faire, et cela semble prometteur pour notre projet visant à fournir différentes informations, qui peut ou non être utilisé par les autorités du pays.
 
Cette rencontre est encourageante car elle montre aussi que notre conception de « la diplomatie » (qui correspond à la « Diplomatie parallèle« ) peut être apprécié et utile.
 

3. Message de l’Ambassadeur Adjoint, qui a trouvé notre bref rapport « vraiment fascinant »

De : Ministre et chef de mission adjoint Ambassade de l’Inde, Brasília <***@mea.gov.in>
Date: mer. 25 octobre. 2023 à 19:22
Sujet: Concernant: Rapport sommaire de notre réunion de 23/10/2023
À: <contact@autistan.org>
Cc: Suresh K.. Reddy <***@mea.gov.in>
 
Cher Monsieur. L***,
 
C’est vraiment fascinant de lire votre message avec les moindres détails de notre conversation et votre évaluation.. Je vous souhaite une bonne santé et du succès dans votre entreprise.
 
Cordialement,
 
B. C. Pradhan
Chef de mission adjoint
Ambassade de l’Inde, Brasília
SSE 805, Lot 24, Aile sud
Brasilia DF
CEP: 70.452-901, BRÉSIL
Tél: +55 61 98157****
 
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